Comment marche le traitement des eaux usées en France ?

Le traitement des eaux usées devient un impératif en ces temps de crise en matière de ressource. En France, 15 000 stations d'épuration et de traitement des eaux usées urbaines ont été créées. Ils traitent plus de 16 millions de m³ d'eau par jour. Dans un souci de propreté et de préservation environnementale, l'épuration des eaux est rendue complexe.




Les traitements préliminaires

Le processus commence par les « prétraitements ». Ils ont pour but l'élimination complète des éléments grossiers. Cette procédure comprend le dégrillage, le dessablage et le dégraissage. Les eaux usées traversent une grille (dégrillage), puis elles sont aspirées par une pompe pour le dessablage. De l'air est alors injecté dans le fond pour assurer la remontée des matières grasses. Ces dernières sont retirées à la surface puis jetées à la décharge.


Le prétraitement fini, place au « traitement primaire » pour assurer l'épuration. Cette étape met en œuvre les principes physico-chimiques. La « décantation primaire » en est la première partie. Elle vise le détachement des composants liquides aux composants solides sous l'effet de l'apesanteur. Les corps solides se placent au fond du « décanteur » et forment les « boues primaires ». La « floculation » permet une meilleure efficacité de ce processus.



Traitement et clarification

Les « traitements secondaires » suggèrent une éradication biologique des polluants. Deux méthodes existent pour cette action : les « traitements biologiques » par « phénomène d'épuration » et par « boues activées ». Le premier traitement est fondé sur les « phénomènes d'auto-épuration». Ce procédé explique comment une zone aquatique polluée retrouve sa qualité naturelle d'origine en utilisant les bactéries présentes. Le second traitement parle d'épuration aérobie. La culture de bactérie se fait dans un bassin aéré. Les composants organiques dans l'eau se transforment en carbone sous l'action des bactéries. Les « boues » formées sont laissées au repos, puis transmises à une unité de traitement pour une autre utilisation.


Une clarification finale sépare l'eau épurée des boues. Cette purification se fait dans des bassins spéciaux : les « clarificateurs ». L'eau ainsi épurée peut être réutilisée. Les processus de désinfection : primaire et secondaires sont opérés pour l'élimination des bactéries. Toutefois, ces procédés n'effacent pas entièrement les germes présents. Une désinfection totale des microbes réclame alors des méthodes d'éliminations additionnelles. Pour ce faire, le chlore constitue le désinfectant le plus commun.



Les compléments

Les traitements complémentaires sont indispensables pour la suppression d'azote dans les eaux usées. Pour le respect des normes de rejet en régions sensibles, le traitement de l'azote est nécessaire. La « nitrification-dénitrification » est un procédé biologique par transformation de l'azote ammoniacal en nitrates (NO3). Cette opération est suivie par la « dénitrification», les NO3 sont transformés en azote à l'état gazeux qui s'échappera dans l'atmosphère. L'élimination du phosphore par « déphosphatation » biologique ou physico-chimique est également indispensable. Dans tous les cas, le phosphore se transformera en boue.


Les boues formées dans les stations d'épuration peuvent faire l'objet d'une revalorisation. Elles passent à travers des « épaississeurs», des « stockeurs» et des « flottateurs ». Elles sont ensuite filtrées et contrôlées. Selon chaque type de boues, le produit final peut être réutilisé comme des combustibles énergétiques, pour le compostage et l'épandage agricole. Plusieurs entreprises internationales proposent leur service pour la valorisation et le traitement des boues des stations d'épuration. C'est effectivement le cas de la CNIM SAUDI, dirigé par l'homme d'affaires et ingénieur Mohamed Ayachi Ajroudi.